Aujourd'hui, je décide de faire mon grand retour après plus de six mois d'absence. Pourquoi six ? Parce que mon dernier article parle de Noël, qu'est-ce que je suis douée alors ! Depuis Noël, il y eu beaucoup de changements sur Skyrock : nous pouvons désormais "créer notre Tee-shirt perso !" pour la modique somme de dix-neuf euros. Avouons qu'en ces temps de crise, c'est vraiment bien pensé (ironie). Un petit bracelet en plastique recyclé aurait sûrement été plus discret, abordable et apprécié mais c'est le business, hein ? Moi je vous dit : à quand le string avec l'adresse de ton blog brodée en dentelle ? Vous vous demandez peut-être où est le rapport et pourquoi je parle toujours de lingerie, je vais vous expliquer ça tout de suite. J'ai eu la chance de passer quelques jours à Paris, mes parents ont eu l'idée de nous emmener aux Galeries Lafayette et mes jambes m'ont finalement menée dans l'immense rayon lingerie. J'étais en train d'étudier minutieusement les collants Le Bourget (soldés, hein !) quand je reçu un message de ma mère : "t'es où ?". Effectivement je m'étais éloignée de ma famille pour me retrouver, telle Lara Croft dans la jungle,seule au milieu de toutes ses paires de collants pareils à des serpents affamés. Et de me retrouver un instant plus tard côtoyant sous-vêtements, nuisettes et autres pyjamas coutant en moyenne trois fois plus cher que ceux que j'achète généralement. Calvin Klein, Kookaï, Rosy, Empreinte...je parvins à garder mon calme jusqu'à ce que je pénètre dans l'entre maléfique de Madame Chantal Thomass. A ce moment-là, je sentis que de battre mon c½ur s'est arrêté, comme dirait l'autre. Pour moi, cette marque est la perfection en matière de lingerie (en même temps ça tombe bien, elle est connue pour ça). Un court moment après, mon père arrive et me dit que si on ne part pas maintenant, on ne pourra pas aller aux friperies. Oui parce que j'avais prévu d'aller faire des friperies et des boutiques rétros. Ce à quoi j'ai répondu que je préférais rester là et que ce n'était pas grave. Passons les détails inutiles, j'ai failli par craquer. Un seul string soldé à -20 % qui m'est quand même revenu assez coûteux mais bon, c'est Chantal Thomass et on ne badine pas avec une créatrice qui équivaut en quelque sorte au Créateur, mais de la lingerie chic, provocatrice, raffinée, rétro, tendance boudoir...Voilà ça c'est fait, si jamais un jour je deviens célèbre, c'est dans la poche pour devenir une des égéries de la marque. Je précise, au passage, que j'ai pris une taille au dessus de ce que je prends d'habitude : c'est par conséquent taillé très petit donc moi je dis c'est pourri parce que ça fait complexer les femmes. Voilà. N'écoutant que mon coup de c½ur et la philosophie de Becky Bloomwood (qui aurait dit que "c'est un investissement") car je compte bien le garder toute ma vie, je le pris donc fièrement et continuai mon lèche-vitrine. C'est sur un passage à la caisse douloureux, surtout pour le porte-monnaie de mon papa, que s'achevèrent mes tribulations aux Galeries Lafayette.
Vous vous demandez sûrement qu'est-ce qui, à part le besoin de vous raconter cette histoire, m'a motivée à revenir sur ce blog. Voici ma réponse : c'est tout simplement parce que je suis heureuse et que j'ai pris conscience de la chance que j'ai. En effet, je suis en bonne santé, je n'ai pas de problèmes d'argent, mes parents ne sont pas les Cruise ni les Jolie-Pitt, je ne fait pas partie de la Kabbale ni de la scientologie. Je dispose de mon corps comme je l'entends, je peux ouvrir les yeux et fermer la bouche ( si vous avez subi des opérations de chirurgie esthétique vous n'êtes peut-être pas en mesure de le faire). Je suis indépendante car je n'ai pas besoin d'une esthéticienne, d'un coach sportif, d'un nutritionniste, d'un chauffeur, d'un porte-parole ou d'un garde du corps. Je suis capable de sortir dans la rue sans lunettes de soleil et sans maquillage. Je ne suis pas obligée d'acheter des robes moches de grands créateurs parce que la vendeuse m'a dit que ça m'allait très bien. Je peux acheter un parfum à dix euros sans honte parce que si je le paye beaucoup plus cher, mon entourage n'aura pas le nez pour remarquer qu'il s'agit d'un Lancôme ou d'un Chanel. Je peux allez manger chez Macdo au lieu de m'avaler une quinzaine de mélanges citron-orties avec quatre raisins et une bouchée de poisson cru par jour pour garder la ligne. Je peux me rendre compte que dans un article de magazine destiné à nous trouver la meilleure coupe de jeans en fonction de notre morphologie, nous avons toutes un défaut à cacher alors que non, on peut aussi être belle. Je n'ai pas non plus une tournée mondiale à faire ou douze interviews à donner en un jour avec à peu près les mêmes questions. Je peux allée à une soirée parce que j'en ai envie et non parce que je gagne des portables gratuits en m'y rendant. Finalement, c'est aussi cool de ne pas être une star mondialement connue.